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Novéant, un paysage ordinaire de Lorraine

(JPG) Les Côtes de Moselle sont nées, il y a deux cents millions d’années, de l’accumulation successive de couches de calcaire dur alternées de couches de calcaire tendre. Au cours du tertiaire et au quaternaire, mouvements tectoniques et système d’érosions différenciées se sont combinés pour créer une côte à la pente abrupte d’en moyenne 350 m de dénivelé orientée nord/sud, longeant la Moselle et formant une sorte de balcon sur la plaine alluviale, laissant découvrir de magnifiques points de vue panoramiques.

Toute muraille qu’elles forment, les Côtes de Moselle laissent descendre du plateau des rivières bien encaissées telles que la Gorzia ou le Rupt de Mad qui ont eu la force d’incruster dans le calcaire d’amples ouvertures bien abritées formant de petites unités raisonnablement urbanisées et conservant tout leur charme naturel. Le village de Novéant-sur-Moselle s’implante non seulement en pied de Côte mais également à la confluence entre la Gorzia et la Moselle dégageant une ouverture sur la vaste vallée alluviale où, un vis à vis formé d’un versant culminant à 380 m dominé par le bois de Novéant et Jussy, nous renvoie au long travail géologique qui a façonné ce secteur.
La Vallée du Rupt de Mad située non loin de là vient frôler la vallée de la Gorzia et forme un col fréquenté par de nombreux randonneurs.

Ces oeuvres d’érosion ont conditionné l’histoire de l’implantation des hommes dans cette région favorable aux circulations des peuples. Des traces de cette implantation qui remonte à la protohistoire ont été découvertes dans les sites des Rochers de la Fraze et du Rudemont. Ces rochers restent aujourd’hui un fabuleux repère visuel depuis la vallée rappelant ce passé qui ne demande qu’à être valorisé. L’homme a poursuivi l’exploitation de ces richesses naturelles jusqu’au XIXème siècle avec la fin de l’exploitation de la mine de fer de la Couleuvre par exemple. Là encore, le travail de l’homme a créé un milieu maintenant utilisé par des espèces animales remarquables comme la Salamandre tachetée, de curieux crustacés ou les chiroptères. Ce modelé, aux multiples expositions, favorise la richesse et la diversité des milieux rencontrés sur le territoire communal. Les forêts classiques de chênaie-hêtraie présentes sur le plateau glissent tranquillement sur les versants de la Côte. Les vallons bien marqués comme celui du ruisseau de Parfond ont permis le maintien d’une flore relictuelle des époques glaciaires. Alors appelés vallons froids ils s’expriment ici par la présence de hêtraie à tilleuls et érablaie à fougère scolopendre. Ces forêts laissent ensuite la place aux vergers aujourd’hui pour la plupart en voie d’enfrichement. Il n’en a pas toujours été ainsi : un vignoble abondant, sans doute l’ancêtre des vignobles lorrains, a attiré dès le XIIIème siècle les bourgeois messins qui créèrent des clos de vignes cultivés par des vignerons à gages bénéficiant souvent eux-mêmes de petites vignes privées dans lesquelles s’intercallaient les cultures de fèves, choux ou navets. Toute cette glorieuse activité vigneronne (production de vin rouge, de gris ou d’une sorte de " clairet " Lorrain) disparut avant 1914 laissant comme seules traces les maisons d’habitation étroites sur caves profondes souvent voûtées.

Les cultures céréalières couvrent aujourd’hui les versants de la Gorzia laissant quelques lambeaux de prairies le long du ruisseau. Ces prairies de fauche ou de pâture restent de grand intérêt biologique pour certaines d’entre elles avec une grande diversité de plantes (jusqu’à une soixantaine d’espèces par prairie alors qu’une prairie intensive n’en compte plus qu’une dizaine). Comme un cordon de vie, le ruisseau emporte sa richesse naturelle jusqu’au cœur du village pour se jeter enfin dans la Moselle. Dans cette vaste vallée, les gravières nées de l’exploitation des alluvions créent de nouvelles opportunités au développement d’une flore et d’une faune typique des étangs et de nouveaux paysages propices aux loisirs. Même si l’eau a façonné le territoire de Novéant-sur-Moselle et qu’elle reste un élément déterminant pour le paysage de la commune, il existe des milieux tout à fait différents caractérisés par la présence de fleurs typiques des régions méditerranéennes. Appelées pelouses calcaires, ces espaces herbacés secs se retrouvent vers les Rochers de la Fraze et le Rudemont avec un riche cortège d’orchidées et d’insectes.

Laurent GODE
Anne PHILIPCZYK
Parc naturel régional de Lorraine



Dernière mise à jour : 10 décembre 2006 Haut de page