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Pelouses sèches et orchidées

Ophrys Bourdon (JPG) Vers 4000 ans avant J.C., avant l’occupation humaine, le Rudemont était sans doute presque entièrement boisé. Les premiers agriculteurs qui s’y installèrent vont défricher, cultiver et élever du bétail. Ces anciennes pratiques agro-pastorales vont contribuer à enrichir et diversifier le milieu. Une formation végétale originale va apparaître et remplacer la forêt : la pelouse calcaire ou pelouse sèche.

Héritage de ce lointain passé, ce paysage semi-naturel que les pratiques pastorales vont conserver jusqu’à l’aube du XXème siècle, est caractérisé par une végétation herbacée de faible hauteur où l’arbre n’avait plus sa place.

De nouvelles espèces végétales vont apparaître : des plantes calcicoles (qui "aiment" le calcaire), thermophiles (qui "aiment" la chaleur) et xérophiles (qui "aiment" la sécheresse) vont s’y développer et couvrir le Rudemont de cette flore qui en fait la richesse. Mais plus de troupeau aujourd’hui, plus de berger... La question qui nous est posée est simple : si nous laissons faire, en quelques décennies, ce témoin du passé disparaîtra et avec lui sa diversité floristique et faunistique. Des assosications telles que le Conservatoire des Sites ont fait le choix de continuer à les entretenir.

Le Rudemont et quelques autres petits endroits exposés plein sud constituent l’habitat notamment des rares orchidées. Plus de vingt espèces y fleurissent du printemps à l’automne.

Ophrys Mouche (JPG) Nous ne sommes ni dans une jungle tropicale ni chez le fleuriste... ces orchidées petites et discrètes pour la plupart sont étroitement liées au milieu calcaire. Les températures élevées sur ces pentes exposées au sud permettront même à des espèces subméditérranéennes de se développer comme Torchis bouc et les ophrys : mouche, abeille, araignée, bourdon ! Non, ce ne sont pas des insectes, seulement des orchidées dont la forme et la couleur du labelle ( = nom donné à un des pétales de la fleur) rappelle l’insecte en question. Car les orchidées du genre Ophrys sont passées maître dans l’art du mimétisme pour attirer l’insecte qui viendra les féconder : elles vont "imiter" la femelle, (couleur, aspect, phéromone sexuelle) de certaines espèces et attirer ainsi le mâle qui se chargera du pollen pour l’emmener ensuite sur une autre fleur.

D’autres espèces se féconderont d’elles-mêmes : les épipactis, les céphalanthères ainsi que l’ophrys abeille.

Les bons conseils de Léon le Héron

Les orchidées sont des plantes vivaces : des tubercules ou des rhizomes leur permettront de refleurir l’année suivante. Inutile pourtant d’essayer de les transplanter dans son jardin. Ces plantes rares sont protégées et de toute façon elles n’ont que très peu de chance de survie hors de leur milieu naturel. Le passionné de nature préférera partir à leur recherche de bon matin alors que la rosée couvre encore les pétales de la rouge orchis pyramidale ou le soir lorsque les couleurs du soleil couchant mettent en valeur l’étrange labelle de Torchis homme pendu. "Armé" de son seul appareil photo, il partira à la recherche des nombreux hybrides et du rare orchis militaire à fleur blanche.
Denis JACQUEMOT



Dernière mise à jour : 10 février 2007 Haut de page